mercredi 4 avril 2012

Saga Vorkosigan de "Loïs Mc Master Bujold"


Pour ceux qui aiment la lecture, l'imaginaire, la Science-fiction, le Space Opéra, des personnages attachants, des voyages dans l'espace, voici des très bons romans : la Saga Vorkosigan.
Le personnage principal est un nain : Miles Vorkosigan.
La saga retrace la rencontre de ses parents, sa naissance, ses aventures en tant qu'amiral Naismith avec les mercenaires Dendarïi. Il devient auditeur impérial et se marie avec Ekaterin.
J'ai beaucoup aimé.

Pour trouver de nombreux renseignement sur la saga et l'auteur, consulter l'article suivant: Wiki Saga Vorkosigan

Voici deux extraits :

  • La danse du miroir 
Quinn semblait avoir du mal à parler. Bothari-Jesek n’essayait même pas.
Illyan se pencha en avant, se faisant un peu plus sérieux mais gardant son ironie.
— Allez, dites-moi ce qu’a encore imaginé ce petit morveux ? Je l’entends d’ici : je pensais que vous seriez ravi de me voir utiliser mon initiative, monsieur. À combien se monte la facture, cette fois-ci ?
— Il n’a rien imaginé, marmonna Quinn. Mais la facture va être énorme.
L’air froidement amusé disparut tandis qu’il examinait le visage gris de Quinn.
— Oui ? dit-il au bout d’un moment.
Quinn posa les deux mains sur le bureau, pas pour donner de l’emphase à son propos, se dit Mark, mais parce qu’elle avait besoin de se soutenir.
— Illyan, nous avons un problème. Miles est mort.
Illyan accueillit ceci dans un silence de plomb. Soudain, il fit brusquement pivoter sa chaise. Les trois autres ne voyaient plus que l’arrière de son crâne. Quand il se retourna, les rides de son visage avaient changé : ce n’étaient plus des sillons en creux mais en plein. On aurait dit une multitude de cicatrices.
— Ce n’est pas un problème, Quinn, murmura-t-il. C’est un désastre.
  •  Ekaterin      

Une certitude s’abattit sur Miles, le pressentiment qu’il allait vivre un moment terrible.  .............................................. 
Enrique sortit une boîte de sa veste et vint la poser entre Miles et Lady Alys
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 La boîte était plus grosse que celle contenant la mouche à beurre qu’on lui avait montrée.
Miles pria pour qu’il s’agisse d’une de ces paires d’éperons d’apparat clinquants en plaqué or qui avaient fait fureur l’année précédente, surtout parmi les jeunes hommes qui n’avaient jamais vu un cheval de leur vie, n’importe quoi sauf…
Enrique souleva fièrement le couvercle. Il ne s’agissait pas d’une mouche plus grosse, mais de trois mouches à beurre. Trois mouches à beurre dont la carapace marron et argent brillait tandis qu’elles essayaient de grimper les unes sur les autres en agitant leurs antennes…
Miles, la bouche entrouverte, paralysé de stupeur et de fascination, se baissa pour mieux voir. Oui, c’était ça, il s’agissait bien des armes de la maison Vorkosigan, dessinées couleur argent sur chaque minuscule et répugnant dos marron. Un liséré argent bordait les élytres, imitant la décoration des manches d’uniforme de ses gardes. La réplique des couleurs de sa famille était précise. On pouvait identifier le célèbre blason au premier coup d’œil. Le service s’arrêta car Pym, Roic et Jankowski se précipitèrent pour regarder par-dessus son épaule.
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Enrique rit et se lança dans une explication enthousiaste sur son nouveau modèle de mouche à beurre.
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L’image d’Enrique penché sur un microscope et armé d’un minuscule pinceau s’évanouit lorsqu’il expliqua que les motifs n’étaient bien sûr pas appliqués, pas peints, mais plutôt génétiquement créés, et qu’ils réapparaîtraient de génération en génération.
Pym regarda les mouches, puis la manche de l’uniforme dont il était si fier, considéra de nouveau l’horrible caricature de ses insignes que portaient à présent les créatures, et lança à Miles un déchirant regard de désespoir, un appel silencieux que Miles n’eut aucune peine à décoder, Je vous en prie, Monseigneur, s’il vous plaît, laissez-nous l’emmener dehors et le tuer tout de suite.
Du bout de la table, il entendit la voix inquiète de Kareen murmurer :
— Que se passe-t-il ? Pourquoi ne dit-il rien ? Va voir, Mark.
Miles se recula sur sa chaise et souffla à Pym entre ses dents, le plus doucement possible :
— Il ne voulait pas nous insulter. C’est arrivé comme ça. Le blason de mon père, de mon grand-père, de ma maison, sur le dos de ces cafards grouillants… !

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